lundi 23 décembre 2013

« Little Nemo » (Winsor McCay, the Famous Cartoonist of the N.Y. Herald and His Moving Comics) de Winsor McCay (1911)

    Ce bref court métrage demeure l'un des témoignages les plus touchants de la naissance de l'animation cinématographique. Winsor McCay, avec beaucoup d'humour, relève un pari devant ses amis : dessiner en un mois 4 000 dessins et les animer. On le voit donc s'affairer sur son bureau, perturbé par de maladroits visiteurs. Puis vient le miracle : un peu plus d'une minute de poésie pure, durant laquelle les personnages de sa bande dessinée « Little Nemo in Slumberland » prennent littéralement vie sous nos yeux. Que dire de sa maîtrise du mouvement ! De toute évidence, McCay est l'une des grandes références de Miyazaki. Mais n'oublions pas sa gaieté ainsi que sa propension comique (contrebalançant une véritable noirceur dans d'autres de ses œuvres), et plus encore, sa délicatesse : Little Nemo et la Princesse de Slumberland sont une fois de plus finement dessinés, dans une scénette admirable. Mais 10 minutes, c'est court : on reste finalement sur notre faim, et l'on se prend à rêver de ce que serait devenu le monde de l'animation si Winsor McCay avait réalisé de longs métrages avec son jeune héros.

[4/4]

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...