dimanche 10 avril 2011

« At Land » de Maya Deren (1944)

    J'étais sévère avec « Meshes of the Afternoon », je le serai plus encore avec « At Land ». Au risque de passer pour un rustre, j'avoue n'avoir guère été enchanté par ce court métrage sibyllin... C'est à peine si j'y vois quelque chose : des associations d'idées, de la psychanalyse, des pulsions, du surréalisme et c'est à peu près tout... J'y vois aussi une artiste qui semble faire sienne l'écriture cinématographique, mais qui paradoxalement me donne la fâcheuse impression d'avoir affaire à du déjà-vu... J'y vois beaucoup de « trucs », d'effets, mais difficile d'être touché par quoique ce soit... En bref, une fois encore j'y vois quelqu'un qui sait comment représenter l'onirisme à l'écran, mais qui peine à dépasser ce stade. Non pas que ce court métrage soit dénué totalement de sens, mais son envergure m'apparaît décidément toute relative, et je ne parle bien évidemment pas de sa concision temporelle. Que dire de plus sinon mon profond désarroi une fois de plus devant ce que l'on appelle non sans une certaine complaisance « cinéma d'avant-garde »...

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2 commentaires:

  1. J'ai souvent entendu parlé de Maya Deren, figure du cinéma expérimental (en bien). Ce cinéma là est toujours à une frontière entre le génie et le summum de la futilité artistique, et ce que tu dis à propos de ce court-métrage n'est guère rassurant, puisque c'est absolument tout ce qui est détestable : un cinéma fourre-tout qui ne va jamais au bout de ses promesses...Un jour peut-être je tenterais l'aventure...

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  2. Là je t'avoue que tu touches à un point sensible : Maya Deren se place en effet à l'extrême limite entre délicate subtilité et vacuité totale de l'exercice. Pour ma part j'y vois pour l'instant de l'« avant-gardisme », or c'est l'art (cinématographique) qui m'intéresse. J'entends par là que la seule chose que je puis dire à propos de ce court métrage (que je t'invite à découvrir pour te faire ton avis, il se trouve aisément sur le net) est qu'un jour peut-être, ma sensibilité évoluant je l'espère en s'améliorant, j'arriverai à l'apprécier pleinement. Mais n'est-ce pas ce que l'on se dit à chaque fois devant toute oeuvre dite d'avant-garde... ad vitam æternam? Toutefois il se peut bien entendu que je sois tout simplement peu sensible à l'art de Maya Dreyen, il est toujours difficile de faire la part des choses entre son ressenti et les réelles qualités d'une oeuvre...

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